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Infos pratiques :

Passeport

Carte nationale d´identité ou passeport en cours de validité pour les citoyens français (pour les autres nationalités se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade).
Si vous voyagez avec vos enfants et qu'ils ne figurent pas déjà sur votre passeport, sachez que dorénavant les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir une carte d'identité individuelle ou un passeport individuel. L´inscription sur le livret de famille ne suffit pas. A noter qu'un mineur voyageant sans ses parents devra également se munir d'une autorisation de sortie du territoire que vous pourrez obtenir auprès des services de votre préfecture de police.


Décalage

L´Italie est toute l´année à la même heure que la France.

Argent

Les banques sont ouvertes du lundi au vendredi de 8h30 à 13h/13h30 et de 14h30/15 h à 16h/17h. Certains guichets sont ouverts le samedi matin.
Les cartes bancaires sont acceptées dans la plupart des restaurants et des hôtels ainsi que dans bon nombre de stations–service. Néanmoins beaucoup de commerçants les refusent.
Vous trouverez de nombreux distributeurs automatiques.

Electricité

220 Volts. Les prises sont identiques aux prises françaises.

Horaire

Dans les grandes villes et dans les centres touristiques, les magasins sont généralement ouverts du lundi au samedi, sans interruption de 9h30/10h à 19h30/20h, voire plus tard.
Ailleurs, ils sont souvent fermés entre 12h30 et 15h/16h au nord du pays, et entre 14h et 17h au sud.
La plupart des magasins sont fermés le dimanche et le lundi matin. En été, certains ferment le samedi après–midi.

En ce qui concerne les restaurants, ils sont ouverts de 12h à 15h et de 19h à 23h. Dans la plupart des villes touristiques, les restaurants restent fréquemment ouverts au–delà de minuit.

Média

La plupart des grandes villes possèdent chacune leur propre quotidien. Les principaux quotidiens diffusés à l´échelle nationale sont La Republicca de Rome, le Corriere della Sera de Milan et La Stampa de Turin. Citons également le quotidien économique Il Sole 24 ore, les quotidiens sportifs La Gazetta dello Sport et Tuttosport, et l´Osservatore Romano, principal journal de la presse religieuse qui possède encore une réelle influence.

En ce qui concerne la presse française, on trouvera sans problème une sélection des principaux quotidiens et hebdomadaires français dans les kiosques et dans les grandes librairies.

Dans le domaine de la radio, la toute–puissance de la RAI (Radio Audizione Italia) n´empêche pas l´existence de nombreuses radios libres.
En outre, certains lieux permettent de capter des stations françaises comme Radio Monte–Carlo, Europe 1 ou France–Inter.
Signalons également que Radio Vaticana diffuse quotidiennement des informations en français.

Le paysage audiovisuel comprend 3 chaînes nationales dont chacune est sous la dépendance d´une formation politique (Démocratie Chrétienne, le Parti socialiste, la mouvance communiste) et surtout une multitude de chaînes privées contrôlées pour la plupart par le groupe Fininvest dont l´actionnaire majoritaire est Silvio Berlusconi.

Par ailleurs, pour les programmes en français, il est souvent possible de capter France 2, et TV5 couvre quasiment l´ensemble du pays.

Poste

La poste italienne est la plus lente d´Europe. L´acheminement d´une lettre vers l´étranger peut prendre une dizaine de jours. Pour réduire cette durée, vous pouvez utiliser le timbre « Posta prioritaria ». Un peu plus cher, il permet à une lettre de ne mettre que 2 ou 3 jours pour arriver à l´étranger.
Les timbres sont en vente dans les bureaux de poste et dans les bureaux de tabac.
Les bureaux de poste sont ouverts du lundi au vendredi de 8h à 13h30, et le samedi de 8h30 à 13h. Dans les grandes villes, certains bureaux restent ouverts l´après–midi jusqu´à 18 h, du lundi au vendredi.

Téléphone

– Pour appeler l´Italie depuis la France et la Belgique : 00 + 39 + n° du correspondant.
– Pour appeler la France depuis l'Italie : 00 + 33 + n° du correspondant (sans le 0 initial).

Internet

Vous trouverez de nombreux cyber–cafés dont la plupart sont ouverts tous les jours et tard le soir.

Couverture GSM

Tout le territoire est couvert.

Devise

EUR


Adresses utiles :

Ambassade

Paris
51, rue de Varenne – 75007 Paris
Tel : 0149540300
Fax : 0145493581
ambasciata@amb–italie.fr

Office de tourisme

Paris
Office national italien du tourisme (ENIT)
23, rue de la Paix – 75002 Paris
Tel : 0142666668
Fax : 0147421974
www.enit–france.com et www.enit.it


Géographie - histoire - coutumes:


Capitale

Rome

PIB

27 100 € par habitant.

Point culminant

Le point culminant de l´Italie est un sommet secondaire du Mont Blanc (Monte Bianco en italien). Situé aux environs de la station alpine de Courmayeur, il porte le nom de Mont Blanc de Courmayeur et atteint 4748 mètres contre 4808 mètres au Mont Blanc français.

Superficie

301 230 km², soit 1,8 fois plus petit que la France.

Climat

Précision importante : les piscines des hôtels ouvrent en général entre mi mai et début juin selon les conditions météorologiques.
L´Italie jouit de la réputation de pays méditerranéen. Son climat est pourtant beaucoup plus contrasté que ne le laisse supposer cette appellation. Plusieurs facteurs expliquent cette diversité climatique :
– l´étirement sur 10° de latitude provoque du nord au sud une forte augmentation des températures et une baisse des précipitations. Ainsi, alors que la moyenne des températures hivernales avoisine le 0° à Turin, elle est environ de 10° en Sicile. Sur le plan des précipitations, le sud est deux fois moins arrosé que le nord.
– la côte ouest baignée par la mer Tyrrhénienne est plus humide que la côte est, mieux abritée et bordée par la mer Adriatique. Par contre, en particulier au nord et en hiver, la côte adriatique connaît souvent des températures plus basses liées à l´exposition aux vents froids venus du nord–est.

Ces deux éléments combinés aux différences de relief font apparaître des climats variés :
– les Alpes ainsi que les terres élevées des Apennins sont soumises à un climat de montagne. Les hivers y sont rigoureux et les précipitations abondantes. Les étés y sont généralement chauds.
– la plaine du Pô connaît un climat de type semi continental, marqué par des étés extrêmement chauds et orageux auxquels succèdent des hivers très froids et humides. Au mois de janvier, certaines parties de cette région peuvent enregistrer les mêmes températures que Berlin !
– au sud de la plaine du Pô commence le climat méditerranéen caractérisé par des étés chauds et secs et par des hivers cléments et souvent ensoleillés.
La chaleur et la sécheresse augmentent au fur et à mesure que l´on descend vers le sud et l´extrême sud de l´Italie est sous l´influence de l´Afrique toute proche. On peut alors parler de climat méditerraneo–africain.

Géographie

L´Italie s´étend sur 10° de latitude, soit quasiment la distance Paris–Tunis. Sa longueur maximale est de 1360 km. Sa largeur au nord atteint les 600 km alors que dans la péninsule proprement dite elle est comprise entre 140 km et 240 km.
Bordée principalement par les mers Tyrrhénienne et Adriatique, elle possède environ 7500 km de côtes.
C´est avant tout un pays de montagnes et de collines où les plaines n´occupent qu´un quart du territoire.
En terme de relief, on peut y distinguer 4 parties principales : le massif alpin, la plaine du Pô, le massif des Apennins et les îles.
– Le massif alpin :
Il s´étend au nord, de l´ouest à l´est du pays, constituant une frontière naturelle avec le reste de l´Europe.
La partie occidentale est composée en particulier du massif du Mont Blanc (Monte Bianco) partagé avec la France et du massif du Mont Rose (Monte Rosa) partagé avec la Suisse. De nombreux sommets y dépassent les 4000 mètres dont le Mont–Blanc de Courmayeur (4748 m), le Mont Cervin (4478 m) et le Grand Paradis (4061 m).
La partie la plus septentrionale est constituée de chaînes préalpines qui s´étoffent vers l´est pour former le massif des Dolomites qui culmine à la Marmolada (3342 m).
Le sud du massif alpin abrite de merveilleux lacs dont les plus grands sont le lac Majeur, le lac de Côme et le lac de Garde.
– La plaine du Pô :
Dominée par ce massif montagneux, la plaine du Pô est la plus vaste d´Italie avec ses 46 000 km². Vaste triangle, elle s´étend de l´ouest à l´est, depuis Turin jusqu´à Venise et la côte adriatique. Après les collines et les terrasses composant sa partie occidentale, elle descend progressivement en basses plaines pour se terminer par les zones marécageuses de la Vénétie.
Grâce à ses sols riches et bien arrosés, cette plaine a toujours été fertile et prospère. En plus de cette vocation agricole initiale, elle est également aujourd´hui le « poumon » industriel de l´Italie. On y trouve de nombreuses villes historiques : Bologne, Modène, Padoue, Crémone, Vérone, etc…
– Le massif des Apennins :
Se développant sur 1300 km du nord au sud, depuis le sud de la plaine du Pô jusqu´en Calabre, voire en Sicile, le massif des Apennins forme à la fois l´épine dorsale de l´Italie et un obstacle important pour les communications entre l´ouest et l´est du pays.
Moins élevé que les Alpes, ce massif culmine dans sa partie centrale, les Abruzzes. Son plus haut sommet est le Gran Sasso avec 2914 mètres.
Que ce soit à l´ouest vers la mer Tyrrhénienne ou à l´est vers la mer Adriatique, les Apennins laissent place à des collines et à quelques plaines de dimensions réduites. Les plus vastes sont à l´ouest la plaine du Latium (ou Campagne Romaine) et la Campanie (région de Naples) et, à l´est, dans les Pouilles, le Tavoliere et la plaine du golfe de Tarente.
– Les îles :
Qu´il s´agisse de la Sicile, de la Sardaigne ou d´autres îles plus petites comme l´île d´Elbe ou les îles Eoliennes, elles présentent en général des côtes rocheuses et découpées. Comme sur le continent, le relief est principalement composé de montagnes et de collines.

Outre ces caractéristiques, il faut mentionner le caractère volcanique des régions situées entre Naples et la Sicile. Parmi les volcans encore actifs, les plus célèbres sont le Vésuve (Naples), le Stromboli (Iles Eoliennes) et l´Etna (Sicile).

Economie

L´Italie est aujourd´hui le pays le plus développé parmi les Etats méditerranéens et occupe le rang de 5ème puissance mondiale. Quel chemin parcouru par ce pays sorti complètement ruiné de la Seconde Guerre mondiale !
Mais, si l´expression « miracle économique » n´est pas trop forte pour qualifier ce remarquable redressement, l´économie italienne doit encore faire face à un gros problème avec la disparité entre le nord et le sud du pays. En effet, alors que le nord ne cesse de se développer, le sud ne parvient toujours pas à rattraper son retard. Les chiffres sont éloquents : le sud connaît un taux de chômage de 20% pour une moyenne nationale de 10,8% ; la pauvreté y atteint 68% des habitants ; 20% des foyers y vivent sous le seuil du minimum vital. Bien que l´Etat italien avec la création de la Caisse pour le Mezzogiorno et l´Union Européenne semblent désormais vraiment décidés à réduire ces inégalités, il est néanmoins certain que la route sera longue.
On ne peut non plus passer sous silence l´importance d´une économie dite souterraine. Fondée sur le travail non déclaré et développée surtout dans le sud du pays, cette économie représente une part non négligeable de la richesse de l´Italie.

Si l´économie italienne a longtemps été dominée par l´agriculture, celle–ci ne pèse plus aujourd´hui que 2,4% du PIB et n´emploie que 5% de la population active. Elle génère pourtant encore une production importante que ce soit dans la plaine du Pô ou dans les plaines du sud, plus petites. L´Italie est ainsi le 1er producteur mondial d´olives. Depuis une dizaine d´années, elle dispute à la France la 1ère place mondiale pour la production viticole. Cette extension des vignobles se fait d´ailleurs souvent au détriment de la culture des agrumes mais cela n´empêche pas l´Italie d´être toujours un gros producteur d´oranges (7ème rang mondial). Dans le domaine des céréales, elle atteint le 10ème rang pour le maïs et le 16ème pour le blé.
N´oublions pas l´importance de la production laitière qui permet à l´Italie de proposer une grande variété de fromages aussi divers que le gorgonzola, les pecorini, le parmigiano reggiano ou la mozzarella.

Pour sa part, l´industrie représente 30% du PIB et emploie 32% de la population active.
L´électricité produite par les centrales hydrauliques des Alpes n´étant bien sûr plus suffisante et le programme nucléaire ayant été suspendu en 1988 après l´accident de Tchernobyl, l´Italie importe 75% de ses besoins en énergie. Elle importe aussi la plupart des matières premières nécessaires à l´industrie.
Les industries lourdes sont principalement gérées par l´Etat. Les plus importantes sont la chimie et la sidérurgie, l´Italie étant le 7ème producteur d´acier au monde.
A leurs côtés se sont développées une multitude d´industries de transformation dont les principales sont l'automobile (8ème rang mondial), les machines–outils, l'agroalimentaire (en particulier les pâtes alimentaires), le textile, les appareils électriques et l'électronique. A côté de quelques grandes sociétés privées créées par des « capitaines » d´industrie, fleurit une multitude de petites et moyennes entreprises issues de la tradition artisanale : 90% d´entre elles comptent moins de 100 salariés. Quelle que soit leur taille, ces entreprises accordent une large place à l´exportation.
Malgré le réveil de Naples, de Bari ou de Tarente, les industries restent surtout implantées dans le nord du pays (Gênes, Milan, Turin, Trieste) et dans la région de Rome.

Comme le montrent les chiffres précédents, c´est donc le secteur tertiaire (les services) qui est le moteur de l´économie italienne. Ce secteur représente 67,6% du PIB et concerne 63% de la population active.
Ce domaine est le lieu de contrastes importants. En effet, à côté de services modernes et développés comme ceux de la banque, de la communication et de l´import–export surtout présents dans le nord, il existe une multitude de petits emplois traditionnels répandus dans toute l´Italie. C´est ainsi qu´on trouve encore par exemple des porteurs de boissons ou des messagers, métiers issus d´une vieille tradition d´entraide familiale.
Le commerce proprement dit s´articule principalement autour de petits magasins familiaux et, par conséquent, les grandes surfaces sont assez rares, excepté dans certaines grandes villes.
Enfin, le climat et l´incroyable richesse du patrimoine culturel italien favorisent un tourisme important qui génère de nombreux emplois.

Faune et flore

Intimement liée au climat et au relief, la végétation italienne est d´une diversité étonnante.
Les Alpes sont principalement couvertes de forêts. Lorsque l´altitude s´élève, les chênes et les châtaigniers font place aux hêtres puis aux conifères comme le mélèze, le sapin et le pin sylvestre. Ce n´est qu´au–dessus de 2500 mètres que l´on trouve des zones herbeuses, pâturages d´été pour les troupeaux.
Près des grands lacs du nord, cette végétation de montagne est souvent remplacée par une végétation assez méditerranéenne composée entre autres de palmiers et de cyprès.
Plus bas, la plaine du Pô est couverte de saules et de peupliers alors qu´apparaissent les premières vignes.
La descente vers le sud est accompagnée d´une transition vers une végétation de plus en plus méditerranéenne. C´est le domaine des chênes verts, des chênes–lièges, des pins parasols et de nombreux arbustes résistant aussi bien au froid qu´à la chaleur comme l´eucalyptus, le myrte, le cyprès ou différentes espèces de cactées. On y trouve aussi des paysages de garrigues et de maquis.
Les contreforts des Apennins permettent la culture de la vigne, des oliviers et des amandiers. Au–delà de 800 mètres d´altitude, ces cultures cèdent la place à des forêts de hêtres.
La Sicile est le royaume des vignes et des plantations d´agrumes alors que la Sardaigne, en particulier au sud, n´est pas sans évoquer la Tunisie toute proche avec ses figuiers de Barbarie, ses palmiers, ses citronniers et ses orangers.

Malgré le nombre impressionnant de réserves naturelles protégées, la diversité animale italienne est en danger : sur 97 espèces recensées, 40 sont en voie de régression. Néanmoins, on peut encore voir des marmottes, des chamois et des bouquetins dans les Alpes. L´ours et le loup sont toujours présents dans les Apennins et en particulier dans les Abruzzes. Les sangliers restent nombreux dans les montagnes. En Sardaigne, le massif du Gennargentu, au centre de l´île, est peuplé de mouflons.
Du côté des oiseaux, on signalera l´importante présence du milan, ce grand rapace chasseur de rongeurs.

Ecologie

L´Italie connaît les mêmes problèmes d´environnement que la plupart des grands pays occidentaux, c´est–à–dire une pollution atmosphérique liée aux rejets industriels, une pollution de l´eau liée également à l´industrie mais aussi à l´agriculture et des problèmes d´élimination ou de traitement des déchets industriels.

Dans le domaine de l´écologie, l´Italie est depuis très longtemps soucieuse de préserver son patrimoine naturel. C´est ainsi que les premiers parcs nationaux (parcs nationaux des Abruzzes et du Grand Paradis) datent du début du XXème siècle. Aujourd´hui ce sont 10% du territoire qui sont protégés et l´Italie ne compte pas moins de 18 parcs nationaux, 89 parcs régionaux, 270 réserves régionales, 142 réserves nationales, 47 zones humides et 7 réserves marines.


Population

58 000 000 habitants

Langue Officielle

La langue officielle est bien sûr l´italien.

Langue parlée

De nombreuses langues sont parlées par des minorités généralement très localisées :
– l´albanais dans plusieurs régions du sud.
– l´allemand dans les régions du Trentin frontalières de la Suisse et de l´Autriche.
– le catalan dans le nord–est de la Sardaigne.
– le français dans le Val d´Aoste.
– le grec dans les Pouilles et en Calabre.
– l´occitan dans le Piémont et en Ligurie.
– le provençal dans le Val d´Aoste et au nord du Piémont.
– le serbo–croate dans le Molise.
– le slovène dans le Frioul–Vénétie–Julienne aux environs de Trieste.

Signalons également l´importance et la vivacité du sarde et du sicilien.

Peuple

Conséquence d´une unité qui ne fut vraiment achevée que dans la seconde partie du XIXème siècle, l´Italie compte un certain nombre de minorités liées aux occupations successives qu´a connues le territoire. Dans le nord du pays, les communautés les plus importantes sont d´origine allemande, française et slovène. Dans le sud, elles sont surtout d´origine albanaise et grecque.

Religion

L´Italie est le centre du monde chrétien depuis l´origine de celui–ci. L´Eglise est présente partout, jouant un rôle majeur aussi bien dans la vie politique que dans la vie économique et financière.
Néanmoins, si le catholicisme reste la religion principale en étant celle de 84% des Italiens, elle n´est plus religion d´Etat depuis le concordat de 1984. Parmi les conséquences de ce nouveau concordat, notons que l´enseignement religieux n´est plus obligatoire à l´école publique, que les membres du clergé sont désormais rémunérés par l´Eglise et non plus par l´Etat, ou encore que les évêques ne prêtent plus serment de fidélité au gouvernement.
D´autre part, seulement un quart des Italiens vont régulièrement à la messe et bien rares sont ceux qui suivent les recommandations du Vatican, en particulier dans le domaine de la morale.

Les autres religions pratiquées en Italie sont principalement le protestantisme, le judaïsme et l´islam qui ne cesse de se développer.

Fêtes Nationales

2 juin : Fête de la République. Commémoration de la proclamation de la République italienne, le 2 juin 1946. C´est la Fête Nationale.

Calendrier des Fêtes

Jours fériés
Attention : en italien, un jour ouvrable est un giorno feriale alors qu´un jour férié est un giorno festivo !
D´autre part, hors les jours fériés nationaux que nous indiquons ici, chaque ville italienne fête son saint patron.
– 1er janvier : Jour de l´an (Capodanno).
– 6 janvier : Epiphanie (Epifania). C´est aussi le jour de la Befana, une sorcière qui punit les enfants méchants et récompense les enfants gentils.
– Dimanche et lundi de Pâques : (Pasquetta).
– 25 avril : Fête de la Libération (Liberazione del 1945). Commémoration de la libération de l´Italie et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 25 avril 1945.
– 1er mai : Fête du travail (festa del Lavoro).
– 15 août : Assomption de la Vierge (Ferragosto).
– 1er novembre : Toussaint (Ognissanti).
– 8 décembre : Immaculée Conception (Immacolata Concezione).
– 25 décembre : Noël (Natale).
– 26 décembre : Saint Étienne (San Stefano).

Histoire

Si l´histoire de l´Italie commence bien sûr à l´époque de la préhistoire, celle–ci n´a laissé que peu de traces sur le sol italien proprement dit. La seule exception notable est « l´enfant de Grimaldi » découvert en Calabre et daté de 40 000 ans avant J.–C.
En revanche, on sait qu´à partir du IIIème millénaire avant J.–C., l´Italie fut occupée par des populations méditerranéennes comme les Ligures, établis au nord–ouest du territoire. On peut penser que dès cette époque apparaissent l´agriculture, l´élevage et la navigation sur la Méditerranée.

Au cours du Ier millénaire avant J.–C., l´Italie est envahie par les Grecs et les Etrusques.
Les Grecs créent principalement des comptoirs sur les côtes méridionales. Ces véritables cités–Etats ne tardent pas à se concurrencer violemment et, après l´époque grandiose des Vème et VIème siècles avant J.–C. qui voit Syracuse rivaliser avec Athènes, la civilisation grecque commence à décliner.
Pour leur part, les Etrusques occupent le centre du pays. Civilisation mal connue dont l´écriture n´est toujours pas déchiffrée, les Etrusques constituent en Italie un empire puissant. Alors que la célèbre légende attribue la création de Rome en 753 avant J.–C. aux jumeaux Romulus et Rémus allaités par une louve, ce sont en fait les Etrusques qui construisirent le premier mur d´enceinte de la ville, qui commencèrent à l´organiser et à y développer une architecture monumentale.

L´importance de Rome n´allait cesser de croître et, en 509 avant J.–C., l´aristocratie romaine renverse la monarchie étrusque et instaure la République. Tout en progressant dans la voie de l´égalité civile entre les patriciens (les nobles) et les plébéiens (le peuple), la République romaine conquiert progressivement toute la péninsule italienne puis l´ensemble du bassin méditerranéen. C´est l´époque des guerres puniques contre Carthage, puissante cité d´Afrique du Nord. La première d´entre elles permet la prise de la Sicile et la seconde s´achève par la défaite d´Hannibal à Zama en 202 avant J.–C. En 146 avant J.–C., Carthage est rasée.
A l´aube du Ier siècle avant J.–C., la domination de Rome s´étend sur l´Afrique du Nord, l´Asie Mineure, la Grèce, la Macédoine et l´Espagne.
Cependant ces conquêtes ne profitent pas à tout le monde et l´agitation sociale croissante fragilise la République romaine. Les révoltes du monde rural qui éclatent alors portent le nom de guerres serviles.
C´est en 60 avant J.–C. qu´est nommé le premier triumvirat. Composé de trois consuls – Pompée, Crassus et César –, il est marqué par la rivalité entre ces hommes. Alors que César se rend maître de la Gaule entre 58 et 51 avant J.–C., la victoire décisive sur Vercingétorix ayant lieu à Alésia en 52 avant J.–C., le triumvirat est dissout et Pompée se fait accorder les pleins pouvoirs. César rentre alors en Italie en franchissant le Rubicon, chasse Pompée de Rome et s´attaque ensuite à ses partisans en Espagne, en Grèce et en Egypte. Au début de l´année 44 avant J.–C., César est nommé dictateur à vie, mais le 15 mars de la même année, il est assassiné par des partisans de la République, dont Brutus, son fils adoptif.
Nommé en 43 avant J.–C., le deuxième triumvirat ne résiste pas longtemps à la lutte entre deux de ses membres, Octave et Marc Antoine. Ce dernier, après avoir épousé la reine d´Egypte Cléopâtre, cherche à se détourner de l´influence romaine. Mais, défait par Octave à Actium en 31 avant J.–C., Marc Antoine se suicide.
C´en est définitivement fini de la République romaine et, en 27 avant J.–C., Octave reçoit du Sénat le titre d´Auguste qui fait de lui le premier empereur romain.

C´est le Haut–Empire qui durera jusqu´au début du IIIème siècle de notre ère. Doté de tous les pouvoirs, Auguste profite de ses 41 ans de règne pour organiser l´Empire et pour jeter les bases de la nouvelle civilisation impériale, fondée sur le respect du passé et les nécessités d´un monde nouveau. Connue sous le nom de « siècle d´Auguste », cette époque est l´une des plus brillantes de l´histoire romaine. Avec des auteurs comme Virgile, Tite–Live ou Ovide, la littérature latine classique atteint des summums. L´art monumental romain s´affirme et les différentes villes adoptent un plan similaire dans lequel des constructions gigantesques tels les amphithéâtres, les basiliques ou les thermes entourent le forum, centre politique de la cité. Autres constructions importantes, les aqueducs permettent l´acheminement de l´eau dans ces villes.

Auguste meurt en 14 après J.–C. Parmi les empereurs qui lui ont succédé, il faut citer Néron (54–68). Malgré la présence de Sénèque à ses côtés en tant que précepteur, Néron bascula rapidement dans un despotisme et une folie sanguinaires. Il fit mourir son frère Britannicus, sa mère Agripinne, ses épouses Octavie et Poppée. Instigateur du grand incendie de Rome en 64, il en accuse les chrétiens dont il organise alors la première persécution. Finalement déclaré ennemi public par le Sénat, Néron est chassé de Rome et se suicide en 68.

L´Empire romain connaît son véritable apogée au cours du IIème siècle, plus précisément entre 96 et 192. C´est le « siècle d´or des Antonins » et les règnes heureux, stables et modérés de Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin le Pieux et Marc Aurèle. Marqué par la consolidation de l´administration et des frontières de l´Empire qui est alors plus grand qu´il n´a jamais été, c´est aussi le siècle d´une grande ouverture culturelle qui voit le Sénat romain accueillir des représentants de tout l´Empire. Dans la Rome de l´époque, on croise toutes les races et on parle toutes les langues.

A partir de 235, l´Empire entre dans une période troublée. C´est le début du Bas–Empire qui s´achèvera en 476 par la chute de l´empire d´Occident.
Sous la menace des Germains et des Perses, l´Empire est au bord de la rupture. Alors que l´armée joue un rôle de plus en plus important dans la vie politique, l´anarchie militaire gagne du terrain.
Aurélien (270–275) puis Dioclétien (284–305) parviennent à ramener le calme. Dioclétien instaure la tétrarchie où le pouvoir impérial est assuré par quatre empereurs. Cependant son règne voit le développement et la systématisation de la persécution des chrétiens.
C´est Constantin (306–337), premier empereur chrétien, qui va mettre fin à ces persécutions en autorisant la liberté des cultes par l´édit de Milan en 313. Rome devient alors le siège de la papauté. C´est également sous son règne que Constantinople, l´ancienne Byzance et la future Istanbul, est reconnue comme nouvelle capitale de l´Empire.
En 382, Théodose le Grand (379–395) déclare le christianisme religion d´Etat. Pour la première fois, l´Empire se soumet à l´Eglise.
La mort de Théodose voit la fin de l´Empire romain partagé entre l´empire d´Occident dont la capitale est Rome et l´empire d´Orient dont la capitale est Constantinople.

Alors que l´empire d´Orient devenu Empire byzantin durera jusqu´en 1453, l´empire d´Occident ne survivra pas longtemps aux attaques répétées des Barbares. En 410, ce sont les Wisigoths dirigés par Alaric qui s´emparent de Rome. En 455, c´est le tour des Vandales de Genséric de prendre la ville et de la mettre à sac. Enfin, en 476, le Germain Odoacre, roi des Hérules, dépose l´empereur Romulus Augustule : c´est la fin de l´empire d´Occident.

L´Italie subit alors des occupations successives. En 493, Odoacre est chassé par les Ostrogoths dont le roi Théodoric règne sur le pays jusqu´en 526. C´est ensuite au tour de Justinien, empereur romain d´Orient, de reconquérir l´Italie qui devient en 553 une province de cet empire devenu Empire byzantin. Mais en 568, les Lombards, peuple germanique, s´emparent du nord de l´Italie. Pavie, près de Milan, est alors la capitale du royaume. Les Lombards étendent rapidement leur influence à l´ensemble de la péninsule et seules Ravenne, Venise et Rome échappent à leur occupation en restant sous dominance byzantine. Sous le pontificat de Grégoire le Grand (590–604), les Lombards se convertissent au catholicisme. Ce pontificat voit également le pouvoir papal s´affirmer.
Cependant, après avoir conquis Ravenne en 751, les Lombards menacent l´indépendance de Rome. Le pape Etienne II sollicite l´aide de Pépin le Bref, roi des Francs. En 756, les deux hommes se rencontrent à Quierzy, près de Paris, et signent la « donation de Quierzy » par laquelle Pépin le Bref offre au pape des territoires reconquis sur les Lombards. Cet accord est à l´origine de l´Etat pontifical.
En 774, Charlemagne, fils de Pépin le Bref, écrase définitivement les Lombards et conquiert toute l´Italie. En 800, à Rome, il est sacré empereur d´Occident par le pape Léon III.
Mais au IXème siècle, les attaques normandes et sarrasines sur le sud de l´Italie, les querelles entre les héritiers de Charlemagne et le morcellement féodal hérité de l´empire carolingien plongent l´Italie dans une situation d´anarchie durable.
Profitant de ce chaos, le roi de Saxe Otton Ier pénètre en Italie et, en 962, il se fait couronner empereur à Rome. C´est la création du Saint–Empire romain germanique, union des couronnes d´Allemagne et d´Italie.
La décision du nouvel empereur de nommer lui–même les souverains pontifes va provoquer la querelle des Investitures. Revendiquant son autonomie et soucieux de redonner à l´Eglise tout son prestige, le pape Gregoire VII (1073–1085) s´oppose à l´Empire alors dirigé par Henri IV. Cette querelle ne s´achèvera qu´en 1122 par le concordat de Worms qui verra la victoire de la papauté.
Pendant ce temps, les Normands s´installent en Sicile et en Italie du Sud. En 1130, Roger II est proclamé roi de Sicile, fondant ainsi le Royaume des Deux–Siciles.
D´autre part, portées par le développement du commerce, les villes du centre et du nord (Pise, Gênes, Florence, Milan, Venise) prennent de plus en plus d´importance et d´autonomie. Elles deviennent alors des communes, c´est–à–dire des associations de citoyens unis pour préserver les libertés de leur ville, et sont gouvernées par des consuls issus de la petite noblesse ou négociants. En créant la Ligue lombarde en 1167, les communes vont jouer un rôle important dans la nouvelle lutte déclenchée en 1155 entre l´empereur germain Frédéric Ier Barberousse et le pape Alexandre III. Apportant leur soutien à la papauté, les communes de la Ligue lombarde permettent la victoire de celle–ci et, à la mort d´Innocent III en 1216, la papauté est au sommet de sa puissance.
Néanmoins, le mariage de Henri VI, fils de Frédéric Ier Barberousse, et de Constance de Sicile permet au Saint–Empire romain germanique de s´emparer du Royaume des Deux–Siciles en 1194. C´est ainsi que Frédéric II, sacré empereur en 1220, hérite des couronnes d´Allemagne, d´Italie et de Sicile. Tentant d´unifier le pays en soumettant les villes, il se heurte à nouveau à la papauté. Mais les villes elles–mêmes sont divisées entre guelfes – partisans du pape – et gibelins – partisans de l´empereur. Créée en 1226, la seconde Ligue lombarde est écrasée en 1237 par les troupes impériales. Cette défaite n´empêche pas le pape Innocent IV de déposer Frédéric II en 1245. C´est une nouvelle victoire pour la papauté.

Devant les prétentions toujours renouvelées du Saint–Empire romain germanique, le pape place l´Italie du Sud et la Sicile sous la domination de la Maison d´Anjou française. Mais, après le massacre des Français à Palerme lors de la révolte des « Vêpres siciliennes » en 1282, la Sicile passe aux mains de la Maison d´Aragon espagnole alors que la dynastie d´Anjou s´établit à Naples en 1302.

En 1309, suite au conflit entre le roi de France, Philippe le Bel, et le pape Boniface VIII, la papauté est contrainte de s´exiler en Avignon. Elle y restera 68 ans, jusqu´en 1377. Son retour à Rome marquera le début du grand schisme d´Occident qui verra des antipapes élus à Avignon et à Pise et qui ne sera réglé qu´en 1417 lors du concile de Constance.

Après l´échec en 1328 de l´empereur Louis de Bavière, le XIVème siècle voit également la fin progressive des interventions germaniques en Italie.

Au XVème siècle, l´Italie est un territoire partagé entre cinq Etats principaux : les Républiques de Florence et de Venise, le duché de Milan, les États pontificaux et le royaume de Naples. Vivant en paix, ces Etats connaissent alors une prospérité sans précédent liée principalement à la puissance du commerce et à l´activité bancaire qu´il génère. C´est la Renaissance. La littérature et les arts plastiques prennent le pas sur la religion. Qu´il s´agisse des Médicis à Florence, des Sforza à Milan ou des papes eux–mêmes à Rome, les mécènes rivalisent à travers la beauté des palais qu´ils font construire et des artistes qu´ils entretiennent.
Mais alors que les plus grands artistes comme Raphaël, Michel–Ange, Léonard de Vinci pour la peinture ou l´Arioste, Nicolas Machiavel et Laurent de Médicis pour la littérature irradient encore la société européenne au XVIème siècle, l´Italie connaît de nouvelles difficultés dès 1492. En effet, la découverte de l´Amérique par Christophe Colomb change les données commerciales et l´importance que prend l´Atlantique amène peu à peu le déclin des grandes cités italiennes.
D´autre part, le manque d´unité de l´Italie en fait une cible de choix pour les autres nations soucieuses de conquérir l´Europe.

C´est le début des guerres d´Italie. En 1494, le roi de France Charles VIII envahit l´Italie et se fait proclamer roi de Naples. Devant l´alliance entre l´Espagne, le pape, Venise et Milan, Charles VIII est très vite contraint de se retirer. En 1512, son successeur Louis XII doit renoncer à son tour.
Animé par sa rivalité avec Charles Quint, membre de la dynastie des Habsbourg, empereur germanique et roi d´Espagne, c´est ensuite François Ier qui intervient. Soutenu par Gênes, Florence et Venise, vainqueur à Marignan à 1515, le roi français est vaincu et fait prisonnier à Pavie en 1525. Par le traité de Cambrai (1529), François Ier renonce à ses ambitions italiennes. Les nouvelles guerres qui éclatent entre 1536 et 1548 puis entre 1539 et 1544 ne remettent pas en cause la suprématie de Charles Quint et des Habsbourg d´Espagne. Finalement, c´est la paix du Cateau–Cambrésis en 1559 qui met fin aux guerres d´Italie en assurant la domination espagnole sur la plus grande partie de la péninsule, et cela jusqu´au début du XVIIIème siècle.

Le XVIIème siècle voit le retour de la stabilité politique en Italie. Alors que le duché de Savoie devient l´Etat le plus puissant du nord du territoire, les Espagnols contrôlent le pays avec l´aide des aristocraties locales. A côté de sa force militaire et politique, l´Espagne utilise aussi les armes de la Contre–Réforme que l´Eglise a élaborée lors du concile de Trente (1545–1563) pour contrer la Réforme protestante. C´est en particulier la grande époque de l´Inquisition.

C´est au XVIIIème siècle, en 1713, que la paix d´Utrecht, mettant fin à la guerre de succession d´Espagne, fait passer l´essentiel des possessions espagnoles en Italie sous la domination des Habsbourg d´Autriche. A la même occasion, Victor–Amédée II de Savoie obtient la Sicile qu´il échange contre la Sardaigne en 1720, créant ainsi le royaume de Piémont–Sardaigne.
Mais d´autres guerres européennes sont encore à venir sur le territoire italien et, finalement, après les guerres de succession de Pologne (1733–1735) et d´Autriche (1740–1748), l´Italie est ainsi divisée : les Habsbourg d´Autriche sont maîtres du Milanais et de la Toscane, les Bourbons d´Espagne règnent sur Parme et sur le royaume des Deux–Siciles, Gênes et Modène sont sous protectorat français.

C´est cette Italie toujours morcelée que va conquérir Bonaparte. Sa première campagne d´Italie est fulgurante. Commencée en 1796, illustrée de quelques victoires éclatantes comme celle du Pont d´Arcole, elle se termine dès 1797 par le traité de Campoformio. Après avoir reçu la Vénétie, les Autrichiens doivent se retirer du reste du territoire. En créant des républiques, Bonaparte met fin à l´Ancien Régime. C´est la naissance de la République cisalpine à Milan, de la République ligurienne à Gênes, de la République romaine à Rome et de la République parthénopéenne à Naples.
Devant le retour des troupes autrichiennes, Bonaparte lance sa seconde campagne d´Italie en 1800. Cette année–là, il remporte la bataille de Marengo et la paix de Lunéville est signée en 1801. L´ensemble de la péninsule italienne sera alors conquise et occupée par les Français jusqu´en 1814.
En 1802, la République cisalpine devient la République italienne. Bonaparte en est le président. En 1804, Bonaparte se fait proclamer empereur sous le nom de Napoléon Ier. En 1805, la République italienne est transformé en royaume d´Italie et Napoléon prend le titre de roi d´Italie. Divisée en petits territoires sur lesquels règnent des membres de la famille de l´empereur, l´Italie voit son administration modernisée et centralisée. Pour la première fois, les lois sont uniformisées et un sentiment d´unité nationale voit le jour.
Mais en 1814 l´Empire napoléonien s´écroule et le congrès de Vienne en 1815 redonne le contrôle du nord et du centre de l´Italie aux Autrichiens. Les Bourbons récupèrent Naples et Parme. Restent indépendants la République de Gênes et surtout le royaume de Piémont–Sardaigne bientôt appelé à jouer un rôle essentiel dans le lent processus d´indépendance et d´unification de l´Italie, le Risorgimento, ce qui signifie « Renaissance » en italien.

Amorcé dès 1815, le Risorgimento ne sera vraiment réalisé qu´en 1870.
Les premières organisations nationalistes sont des sociétés secrètes, comme celle des Carbonari. Elles sont à l´origine des premières insurrections qui éclatent en 1821 à Turin et qui sont sévèrement réprimées par les Autrichiens.
Mais le sentiment nationaliste est désormais vigoureux. En 1831, Giuseppe Mazzini fonde le mouvement « Jeune Italie » qui prône la construction d´une Italie républicaine. Les insurrections que ce mouvement provoque sont à leur tour écrasées.
Déclarée en 1848 par le roi de Piémont–Sardaigne Charles–Albert Ier, la première guerre d´indépendance contre l´Autriche est un échec. Néanmoins, elle place le Piémont–Sardaigne à la tête de la lutte pour l´indépendance et l´unité de l´Italie.
En 1849, Charles–Albert Ier abdique en faveur de son fils, Victor–Emmanuel II. Outre le roi, deux autres personnages du royaume vont avoir une importance majeure dans la libération de l´Italie : Camillo Benso Cavour et Giuseppe Garibaldi.
Premier ministre, Cavour obtient le soutien de Napoléon III dans la lutte contre l´Autriche, en échange de la cession de la Savoie et du comté de Nice. La seconde guerre d´indépendance éclate en 1859. Les victoires des troupes franco–piémontaises à Magenta et à Solférino contraignent les Autrichiens à abandonner la Lombardie. C´est ensuite la Toscane et la Romagne qui demandent et obtiennent leur annexion au Piémont–Sardaigne en 1860.
La même année, Garibaldi lance l´expédition des Mille. Aidé de mille volontaires venus de tous pays et appelés les « Chemises rouges », il libère la Sicile et le royaume de Naples de la domination des Bourbons.
Avec le rattachement du Mezzogiorno, des Marches et de l´Ombrie, l´unité italienne est presque définitivement réalisée.
Seules la Vénétie et Rome manquent à l´appel mais cela n´empêche pas la proclamation du royaume d´Italie, le 17 septembre 1861, à Turin. Victor–Emmanuel II en est le premier souverain. La capitale est Turin à laquelle Florence succède en 1866.
C´est également en 1866 qu´avec l´aide de la Prusse et de Napoléon III, l´Italie récupère la Vénétie détenue par l´Autriche.
Reste le problème romain. En effet, en 1849, la proclamation d´une République romaine a provoqué l´intervention des troupes françaises de Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III. Après avoir restauré le régime pontifical, les Français sont restés à Rome, assurant la protection du pape Pie IX. Malgré plusieurs tentatives de Garibaldi pour s´emparer de Rome, ce n´est qu´en 1870 que la chute de l´Empire français va permettre aux Italiens de reprendre la ville. Alors que le pape se voit attribuer le Vatican, Rome est proclamée capitale du royaume d´Italie.

L´unité est à peine réalisée que l´Italie doit déjà affronter d´autres problèmes. La droite au pouvoir jusqu´en 1876 ou la gauche qui lui succède doivent faire face à l´appauvrissement du sud de l´Italie, au fossé économique et culturel qui ne cesse de se creuser avec le nord du pays, aux tensions sociales qui en résultent, à l´explosion démographique et au développement de l´émigration. On estime qu´entre 1876 et 1910, 11 millions d´Italiens ont émigré principalement vers l´Amérique du Nord et vers l´Argentine.
En 1878, Humbert Ier succède à son père Victor–Emmanuel II. Conseillé par son président du Conseil Agostino Depretis, il signe la Triple–Alliance avec l´Allemagne et l´Autriche–Hongrie en 1882 et se lance dans une politique de colonisation en Afrique orientale (Erythrée, Somalie). Successeur de Depretis, Francesco Crispi poursuit cette politique mais échoue dans la conquête de l´Ethiopie et démissionne en 1896.
Le XIXème siècle se termine dans une atmosphère socialement de plus en plus tendue. La loi martiale est décrétée en 1898 et Humbert Ier est assassiné en 1900 lors d´un attentat anarchiste. Victor–Emmanuel III lui succède.

De 1903 à 1914, le président du Conseil Giovanni Giolitti rétablit l´ordre et ramène la croissance économique en engageant l´Italie sur la voie de la modernisation. Malgré cela, il ne parvient pas à juguler le chômage ni l´inflation, et toute cette époque est marquée par les conflits sociaux et les grandes grèves. De par ses réformes sociales, Giolitti jette pourtant les fondements de l´Italie moderne. C´est l´apparition du repos hebdomadaire, de la journée de 8 heures, du droit de grève. En 1912, il institue le suffrage universel, ralliant ainsi les catholiques et les socialistes au régime parlementaire.
A l´extérieur, malgré la reconduction de la Triple–Alliance en 1902, l´Italie se rapproche de l´Angleterre et de la France.
C´est ainsi qu´en 1914, après avoir refusé d´entrer en guerre aux côtés de l´Allemagne, l´Italie décide de rejoindre le camp formé par la France, la Grande–Bretagne et la Russie.
Le conflit mondial fait 700 000 morts en Italie et laisse le pays ruiné. De plus, l´Italie n´obtient pas des Alliés tous les territoires qu´on lui avait promis. Cela provoque la colère des nationalistes conduits par Gabriele d´Annunzio. Ils dénoncent la « victoire mutilée ». C´est sur ce fond de déception aggravé par la crise économique où les grèves accompagnent les violences politiques que Benito Mussolini crée en 1919 les « Faisceaux de combat », groupes paramilitaires qui annoncent l´arrivée du fascisme.
Il va falloir très peu de temps à Mussolini pour conquérir le pouvoir. Le Parti national fasciste voit le jour en 1921. En 1922, Mussolini et ses « Chemises noires » organisent la « Marche sur Rome ». Le résultat est immédiat : Victor–Emmanuel III nomme Mussolini chef du gouvernement. Celui–ci ne cessera dès lors de renforcer son pouvoir. A la tête d´une coalition réunissant nationalistes, catholiques, libéraux et fascistes, il obtient la majorité absolue au Parlement en 1924. La même année, l´assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti par des hommes de Mussolini provoque de très vives protestations de la part de l´opposition et même de certains fascistes. Mais Mussolini résiste et la véritable dictature s´impose en 1926 avec les lois fascistes qui interdisent entre autres les journaux et les partis d´opposition. Mussolini devient le Duce, c´est–à–dire le « Guide », et détient tous les pouvoirs.
La dictature s´appuie sur le contrôle de la société : embrigadement de la jeunesse, contrôle des loisirs, propagande, inscription obligatoire au Parti pour les candidats à la fonction publique, toute puissance de la Milice fasciste... En 1938, un nouveau pas sera franchi avec les lois raciales, inspirées de l´antisémitisme nazi.
Economiquement, Mussolini parvient à relancer temporairement le pays en adoptant une politique dirigiste et protectionniste.
En matière de politique intérieure, les accords de Latran en 1929 règlent la « Question romaine ». L´indépendance du Vatican est reconnue et le catholicisme devient la religion d´Etat. En échange, le Saint–Siège renonce à ses prétentions sur les territoires de l´ancien état pontifical.
A l´extérieur, dans son désir de reconstruire l´Empire, Mussolini s´empare de l´Ethiopie en 1936. Cette annexion est condamnée par la Société des Nations et Mussolini se rapproche alors de l´Allemagne nazie. C´est la création de l´Axe Rome–Berlin qui sera suivi par la signature du pacte d´Acier en 1939. Pacte d´assistance militaire, il conduit l´Italie à s´engager aux côtés de l´Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale. Les victoires sont rares et les défaites de plus en plus nombreuses. Le régime mussolinien vacille. Dès 1943, les forces alliées débarquent en Sicile. C´est la chute de Mussolini. Réfugié dans le nord du pays avec l´aide des Allemands, il fonde la République de Salò au bord du lac de Garde.
Dans le même temps, son successeur, le maréchal Pietro Badoglio, signe l´armistice avec les Alliés et déclare la guerre à l´Allemagne qui occupe une grande partie du territoire italien. Il faut attendre avril 1945 pour que les Allemands soient vaincus. En fuite vers la Suisse, Mussolini est alors arrêté sur les rives du lac de Côme. Le 28 avril, il est fusillé. Son cadavre sera exposé publiquement à Milan.

En mai 1946, Victor–Emmanuel III abdique en faveur de son fils Humbert II. Celui–ci se retire très vite car le 2 juin, à l´issue d´un référendum, la République est proclamée. Elle sera marquée par une profonde instabilité politique et, jusqu´à aujourd´hui, de très nombreux gouvernements vont se succéder.

En 1947, le traité de Paris impose à l´Italie la cession de ses colonies africaines et des modifications de ses frontières au profit de la France et de la Yougoslavie.

L´Italie, ruinée par la Seconde Guerre mondiale, est tout entière à reconstruire. Avec l´aide des Etats–Unis et du plan Marshall, Alcide De Gasperi, chef de la Démocratie Chrétienne et président du Conseil de 1945 à 1953, entreprend le redressement du pays. Mais des tensions existent au sein du gouvernement de coalition qu´il dirige et, en 1947, les socialistes et les communistes en sont exclus malgré le poids électoral qu´ils représentent.
Le 1er janvier 1948, la nouvelle Constitution entre en vigueur. Les élections législatives qui suivent assoient la domination de la Démocratie Chrétienne qui va dominer le pays pendant de longues années. Cependant, le Parti communiste reste puissant et les mouvements sociaux sont nombreux et violents.

Ces années–là voient également l´Italie reprendre peu à peu sa place parmi les grands pays de l´Ouest. En 1949, elle ratifie le traité de Washington qui fonde l´OTAN (Organisation du Traité de l´Atlantique Nord). En 1951, elle signe le traité de Paris à l´origine de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l´Acier) qui deviendra la CEE (Communauté Economique Européenne ou Marché Commun) en 1957 avec la signature du traité de Rome, puis l´Union Européenne à partir de 1992 après le traité de Maastricht. D´autre part, l´Italie fait son entrée à l´ONU (Organisation des Nations Unies) en 1955.

A l´intérieur, les années 50 et 60 sont l´occasion de reconstruire l´Italie. On assiste à un véritable « miracle économique ». Outre le plan Marshall, le Marché Commun et une politique d´intervention de l´Etat dans de nombreux domaines permettent à l´Italie de sortir de la situation catastrophique dans laquelle l´avait laissée la Seconde Guerre mondiale. La croissance atteint alors 6% par an. Ce « miracle économique » accentue néanmoins l´inégalité entre le nord du pays, industrialisé, riche et prospère, et le sud, beaucoup plus pauvre.

Sur le plan politique, les choses changent aussi. Sous l´impulsion du démocrate–chrétien Aldo Moro, nommé président du Conseil en 1963, les socialistes modérés rejoignent le gouvernement pour la première fois depuis 1947. Cette coalition formée par les démocrates–chrétiens, les républicains, les sociaux–démocrates et les socialistes ne résiste pas aux troubles étudiants et sociaux de la fin des années 60 auxquels succède le choc pétrolier de 1973 à l´origine d´une grande crise économique.

Au cours des années 70, la violence est partout. Ce sont les « années de plomb », caractérisées par de multiples actes terroristes organisés aussi bien par l´extrême droite néo–fasciste que par l´extrême gauche dominée par les Brigades Rouges, fondées en 1970. C´est cette organisation qui enlèvera et exécutera l´ex–président du Conseil Aldo Moro en 1978.
Cependant, le Parti communiste ne cesse de progresser à chaque élection et devient le parti communiste le plus important d´Europe occidentale. C´est l´heure du « compromis historique », c´est–à–dire du rapprochement entre les communistes et les démocrates–chrétiens. En 1976, Giulio Andreotti, démocrate–chrétien, forme un gouvernement qui reçoit l´appui du Parti communiste. En 1979, les communistes retirent leur soutien à Giulio Andreotti qui doit démissionner. C´en est fini de cette nouvelle alliance.

Au début des années 80, les démocrates–chrétiens voient la présidence du Conseil leur échapper pour la première fois. Après le républicain Giovanni Spadolini, c´est le socialiste Bettino Craxi qui est élu à ce poste en 1983. Alors que la société italienne est minée par les scandales et la corruption, Bettino Craxi maintient le cap de la croissance économique mais cela n´empêche pas Démocratie Chrétienne de retrouver le pouvoir en 1987.

Les années 90 vont apporter de nouvelles modifications dans la vie politique italienne. Les élections de 1992 marquent un virage très important. En effet les grands partis traditionnels y obtiennent de très mauvais scores tandis qu´émergent des mouvement populistes et régionalistes, les Ligues, et en particulier la Ligue du Nord, parti xénophobe dirigé par Umberto Bossi.
Dans le même temps, la lutte contre la corruption du monde politique en relation avec la Mafia et avec les patrons des grandes entreprises s´intensifie. C´est l´enquête « Mains propres ». Si cette enquête assainit la vie politique et économique italienne en mettant en cause de très nombreuses personnalités importantes comme Bettino Craxi ou Giulio Andreotti, elle a aussi ses martyrs : en 1992, le juge Giovanni Falcone, l´un des premiers instigateurs de la lutte contre la Mafia au cours des années 80, et le juge Paolo Borsellino sont assassinés à Palerme.
Les élections de 1994 sont remportées par le « Pôle de la Liberté », réunissant la Ligue du Nord, l´Alliance nationale – parti néofasciste – et Forza Italia, le mouvement de l´homme d´affaire Silvio Berlusconi. Celui–ci devient président du Conseil mais, devant l´ampleur du mécontentement populaire et n´ayant plus le soutien de la Ligue du Nord, il démissionne quelques mois après. Malgré sa courte durée, cette première apparition au pouvoir d´un homme d´affaire et de médias soutenu par des partis de droite et d´extrême droite est révélatrice du malaise identitaire que traverse l´Italie.
Mais les élections de 1996 sont l´occasion d´un nouveau revirement avec la victoire de l´Olivier (l´Ulivo), coalition de gauche dirigée par Romano Prodi. La politique d´austérité menée par ce dernier permet à l´Italie d´entrer dans la zone Euro en mars 1998. Cependant, cette politique est aussi responsable de graves dissensions dans la coalition et, en octobre 1998, Romano Prodi doit démissionner. Massimo d´Alema lui succède. Leader du Parti démocratique de la gauche (PDS) issu du Parti communiste en 1990, il est ainsi le premier ex–communiste à diriger un pays de l´Union Européenne. Pour sa part, Romano Prodi devient en 1999 président de la Commission européenne de Bruxelles. Par ailleurs, l´Italie participe à l´intervention de l´OTAN en Yougoslavie.
C´est aussi en 1999 que Silvio Berlusconi réapparaît en fondant une nouvelle coalition, la Maison des Libertés, qui réunit à nouveau Forza Italia, l´Alliance nationale et la Ligue du Nord. Alors que la croissance est de retour et que le chômage recule, l´Italie est confrontée aux problèmes de l´immigration clandestine en provenance d´Albanie et du Maghreb ainsi qu´à l´arrivée massive de réfugiés d´origine kurde. C´est sur cette toile de fond que la Maison des Libertés remporte les élections de 2001. Forza Italia s´affirme alors comme le parti le plus important du pays et Silvio Berlusconi est nommé président du Conseil. Le vice–président est Gianfranco Fini, leader de l´Alliance Nationale, alors que le n°3 du gouvernement est Umberto Bossi, chef de la Ligue du Nord.
Surnommé Il cavaliere, Berlusconi s´était donné 5 ans pour réformer le pays, et avait déclaré qu'en cas d´échec, il abandonnerait la vie politique.

Politique

Régime politique :
L'Italie est une République parlementaire.

Pouvoir exécutif :
Le président n´a qu´un pouvoir très limité et il ne dispose pas réellement du pouvoir exécutif. Son rôle est avant tout représentatif. Néanmoins, c´est lui qui désigne le président du Conseil (ou Premier Ministre).
Il est élu pour 7 ans par les deux assemblées composant le Parlement (Chambre des députés, Sénat) et par 58 représentants des 20 régions qui composent administrativement l´Italie. Son mandat est renouvelable.
Nommé par le président de la République, le président du Conseil nomme et dirige le gouvernement. C´est le gouvernement qui détient réellement le pouvoir exécutif.

Pouvoir législatif :
Il est détenu par le Parlement constitué de 2 Chambres, la Chambre des députés (630 membres) et le Sénat (315 membres).
Les députés et les sénateurs sont élus au suffrage universel direct. Leur mandat est de 5 ans. Parmi les sénateurs, 5 sont nommés à vie par le président de la République.

Célébrités

L´Italie a été de tout temps le berceau de tellement de personnages importants dans tous les domaines qu´il est impossible de les citer tous et qu´en distinguer quelques–uns serait une injustice.

En effet, en littérature, faut–il évoquer plutôt Dante Alighieri, Boccace, Pétrarque, Nicolas Machiavel, Carlo Goldoni, Giacomo Léopardi, Gabriele D´Annunzio, Curzio Malaparte, Italo Svevo, Luigi Pirandello, Elsa Morante, Cesare Pavese, Alberto Moravia, Italo Calvino, Dino Buzzati, Umberto Eco ou Dario Fo (prix Nobel de littérature en 1997) ?

En musique, le choix n´est pas moins vaste entre Claudio Monteverdi, Alessandro Scarlatti, Antonio Vivaldi, Tomaso Albinoni, Jean–Baptiste Pergolèse, Niccolò Paganini, Gioacchino Rossini, Vincenzo Bellini, Gaetano Donizetti, Giuseppe Verdi, Giacomo Puccini et Luigi Nono.
Il ne faut pas non plus oublier les interprètes qu´ils soient chefs d´orchestre comme Arturo Toscanini, Riccardo Muti, Claudio Abbado ou Carlo Maria Giulini ; solistes comme Maurizio Pollini ou Arturo Benedetti Michelangeli ; ou artistes lyriques comme Enrico Caruso ou Luciano Pavarotti.

En peinture et en sculpture, qui choisir entre Giotto, Donatello, Fra Angelico, Sandro Boticelli, Piero della Francesca, Michel–Ange, Léonard de Vinci, Raphaël, Titien, Le Tintoret, Véronèse, Le Caravage, Giovan Battista Tiepolo, Antonio Canova, Giorgio De Chirico, Lucio Fontana et Mario Merz ?

Et pour le cinéma, qu´il s´agisse des réalisateurs ou des acteurs, comment isoler une personnalité parmi des artistes aussi importants que Roberto Rosselini, Vittorio De Sica, Federico Fellini, Michelangelo Antonioni, Luchino Visconti, Pier Paolo Pasolini, Bernardo Bertolucci, les frères Taviani, Ettore Scola, Marco Ferreri, Roberto Benigni, Nanni Moretti, Rudolph Valentino, Vittorio Gassmann, Gina Lollobrigida, Monica Vitti, Sophia Loren, Anna Magnani, Guilietta Masina, Marcello Mastroianni, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi ou tant d´autres ?

Mais ces domaines artistiques ne sont pas les seuls où l´Italie s´est illustrée et il faut encore citer, tous domaines confondus et sans prétendre bien sûr être exhaustif, César, Christophe Colomb, Galilée, Casanova, Enzo Ferrari, la famille Agnelli, Fausto Coppi, Silvio Berlusconi, Romano Prodi, Giorgio Armani, Gianni Versace et Alessandro Benetton.

Savoir-vivre

– Le pourboire n´est absolument pas obligatoire même si les chauffeurs de taxi ou les employés d´hôtels vous font clairement sentir qu´ils l´attendent. C´est à vous de juger selon la qualité du service rendu.
– Dans les restaurants, l´addition est souvent plus élevée que ce que vous aviez prévu. En effet, bien que la taxe pour le couvert et le pain (pane e coperto) ait été supprimée, elle est encore souvent appliquée. Quant au service quand il n'est pas inclus, il vous en coûtera en général un supplément de 10% sur votre note finale.

– En ce qui concerne l´habillement, une tenue correcte est exigée pour visiter les églises et les gardiens pourront vous prier de sortir s´ils jugent votre tenue indécente. Il est bon de savoir que peuvent être considérés comme indécents le port d´un short pour les hommes ou d´une robe découvrant les genoux pour une femme.

– Côté traditions et vie quotidienne, on remarquera le rôle social que jouent les rues et les places. Dès la fin de l´après–midi, elles deviennent le lieu principal des échanges : c´est là que, toutes générations confondues, on discute de tout et de rien ; c´est là que les enfants jouent ; c´est là que les femmes commencent à préparer le repas du soir ; c´est là que les hommes commentent l´actualité sportive et principalement celle du football, véritable religion nationale ; bref, c´est là que la vie italienne offre au voyageur l´un de ses visages les plus vivants et les plus attachants.

Achat

Si l´Italie est devenue le pays de la mode vestimentaire, du design et des arts de la maison, si elle est depuis toujours un haut lieu de la gastronomie, elle n´en reste pas moins un pays d´une grande richesse artisanale dans lequel chaque région a ses spécialités.
C´est ainsi que dans le Val d´Aoste vous trouverez du mobilier rustique, des objets en bois et en fer forgé ainsi que des dentelles encore réalisées au fuseau.
La Lombardie vous ravira avec ses magnifiques soies traditionnelles. Vous y trouverez aussi des meubles et de beaux instruments de musique à cordes.
Le Trentin–Haut–Adige est la région des sculptures en bois et des objets en étain, en cuivre, en laiton et en fer forgé.
Le Frioul–Vénétie–Romagne est riche d´objets en bois, en fer, en cuivre et en céramique. Vous y découvrirez aussi de belles mosaïques.
En Vénétie, vous aurez le choix entre le verre de Murano, les dentelles de Burano et les céramiques de Bassano.
En Ligurie, vous pourrez trouver des carrés de toile d´origine orientale, les mezzaris. C´est également dans cette région qu´on travaille l´ardoise.
La Toscane est avant tout la région de la maroquinerie. Mais vous y verrez également des articles en papier et en broderies ainsi que des objets en céramique et en terre cuite (terra–cotta).
En Emilie–Romagne, vous découvrirez les célèbres faïences inspirées de la céramique hispano–mauresque, les majoliques.
L´Ombrie vous permettra d´admirer d´autres variétés de majoliques ainsi que de belles dentelles.
Les Marches sont la région du travail de l´étain, de la dentelle au fuseau et des instruments de musique.
Le Latium vous proposera ses parapluies et ses objets en cuir.
La Campanie excelle dans le travail du corail. Vous y trouverez également des majoliques et des santons.
Dans les Abruzzes, vous aurez le choix parmi de nombreux ouvrages en laine. Vous pourrez aussi vous y procurer des objets en bois et en fer forgé.
Dans les Pouilles, vous verrez d´étonnants sifflets en terre cuite. On y travaille aussi le carton–pâte.
Dans le Basilicate, hors des sifflets en terre cuite, on vous proposera des jarres et des amphores.
La Sicile est la région des marionnettes, les pupi, et des santons. Vous y trouverez aussi des objets en fer forgé, en céramique et en corail.
La Sardaigne s´est fait une spécialité des paniers tressés et des tapisseries en laine décorées de dessins traditionnels. On y verra aussi d´étonnants objets en sucre et en corail. C´est également la région des alliances en argent, conformément à la tradition sarde.

Cuisine

La gastronomie italienne est au moins aussi variée que la gastronomie française et celui qui la résumerait aux spaghettis et aux pizzas commettrait une lourde erreur. Cette diversité culinaire ne permet pas de parler de cuisine nationale tant il est vrai que chaque région possède ses propres spécialités. Si l´on peut dire qu´au sud la cuisine est plutôt méditerranéenne alors qu´au nord elle est influencée par la proximité des montagnes, nous ne rentrerons pas ici dans le détail de toutes les spécialités régionales.
Par contre, que l´on soit au nord ou au sud, un repas traditionnel est souvent composé de la même manière : antipasti (hors–d´oeuvre), primi (premiers plats), secondi (seconds plats), contorni (garnitures), formaggi (fromages), frutte (fruits), ainsi qu´un grand choix de desserts dont les dolci (gâteaux) et les gelati (glaces).

– Antipasti : on y trouve généralement, disposés sur un buffet, de nombreuses charcuteries, des crudités, des légumes confits, des poissons marinés...

– Primi : ce sont les primi qui font une large place aux pâtes (pasta). On note une grande différence entre le nord et le sud. Le nord, plus riche, est producteur et consommateur de pâtes fraîches (pasta fresca) souvent fabriquées artisanalement alors que le sud propose surtout des pâtes sèches (pasta secca) issues de la fabrication industrielle. Parmi les pâtes les plus courantes, citons :
– les cannelloni, en forme de gros tubes farcis
– les farfalle, qui ressemblent à des papillons
– les fusilli, en forme de spirales
– les lasagnes, larges, longues et plates
– les maccheroni, en forme de petits tubes (macaroni)
– les ravioli, en forme de petits coussins farcis
– les spaghetti, fines, rondes et longues
– les tagliatelles, rubans plats, longs et étroits
– les tortellini, pâtes enroulées sur elles–mêmes et farcis.
Dans les primi, on trouve également le risotto, les minestre (soupes), la polenta et les gnocchi.

– Secondi : les secondi sont des plats de viande ou de poisson. Précédés des primi, ils n´ont pas l´importance de notre « plat de résistance ». La viande la plus fréquente est le veau (vitello) mais on trouve aussi du foie (fegato), des tripes (trippa), des côtes de porc (cotoletta ou braciola), du lapin (coniglio) et du lièvre (lepre).
Rare et donc cher, le poisson est un plat de luxe que l´on soit sur la côte ou à l´intérieur des terres.
Les secondi sont servis sans accompagnement, d´où la présence sur la carte des contorni, les garnitures.

– Contorni : les contorni sont le plus souvent des légumes, des pommes de terre ou des salades.

– Formaggi : l´Italie est un grand producteur de fromages. On en trouvera au moins 50 variétés dont le gorgonzola, les pecorini, le parmigiano reggiano ou la mozzarella.

– Frutte : à part les oranges dont l´Italie est le 7ème producteur mondial, on pourra déguster également des figues, des grenades, du raisin, des pommes, des dattes.

– Dolci : le gâteau italien le plus réputé est le tiramisù. A ses côtés, beaucoup de restaurants vous proposeront la torta del nonno (le gâteau maison).

– Gelati : on pourra consommer les célèbres gelati (glaces) italiennes soit au restaurant, soit dans une gelateria (glacier). Tous les parfums existent dont certains peu connus des Français comme le bacio, glace au chocolat au lait, la fior di latte, composée uniquement de crème de lait, ou la stracciatella, glace au lait et aux pépites de chocolat.

Ce type de menu se rencontre principalement dans les ristorante ou dans les trattorie et les osterie. Ces dernières sont souvent plus familiales et typiques que les ristorante.
Si vous préférez manger une pizza, il faudra aller dans une pizzeria. Choisissez de préférence une pizzeria où les pizzas sont cuites au feu de bois. A titre anecdotique, rappelons que c´est Marguerite de Savoie qui, à la fin du XIXème siècle, a donné son nom à la pizza margherita : la couleur des ingrédients de cette pizza (basilic, mozzarella, tomates) rappelle les couleurs du drapeau de l´Italie (vert, blanc, rouge) qui venait à peine d´achever son unification.

Boisson

– Bien qu´en Italie l´eau du robinet soit potable, on ne la consomme que rarement. Au restaurant, vous trouverez systématiquement de l´eau minérale (acqua minerale) en bouteille capsulée, naturale pour l´eau plate, frizzante pour l´eau gazeuse.

– Le café qu´on boit en Italie est considéré à juste titre comme l´un des meilleurs au monde. L´espresso ordinaire est déjà plus serré que l´express français. Le ristretto est encore plus serré. Le caffè lungo est plus allongé et ressemble à notre express. Le coretto (« corrigé ») est agrémenté d´une petite liqueur. Le caffè latte est un café au lait ordinaire alors que l´adjonction d´une goutte de lait donne le macchiato (« taché ») qui ressemble à notre « noisette ». Enfin, le célèbre cappuccino est réalisé avec de la crème et souvent saupoudré de chocolat.

– Depuis une dizaine d´années, l´Italie dispute à la France le premier rang mondial de producteur viticole. C´est dire l´importance du vignoble italien. Si plus de la moitié de la production vient de l´Italie du sud, les meilleurs vins sont issus des vignes du centre (Toscane) et du nord (Piémont, Vénétie, Emilie–Romagne).
On distinguera :
– les IGT (indicazione geografica typica) : ce sont les vins de table portant une indication géographique.
– les DOC (denominazione di origine controllata) : ce sont les vins d´appellations d´origine contrôlée. Ils doivent obéir à des règles strictes.
– les DOCG (denominazione di origine controllata e guarantia) : ce sont les vins supérieurs qui obéissent à des règles encore plus strictes que les DOC.

Parmi les meilleurs vins d´Italie du nord et du centre, il faut citer :
– pour le Piémont, le barolo, le barbaresco, le barbera, le grignolino, le freisa, le gavi, le moscato et l´asti spumante qui est un vin mousseux.
– pour la Vénétie, le valpolicella, le bardolino et le soave.
– pour l´Emilie–Romagne, le lambrusco, le sangiovese et l´albano.
– pour la Toscane, le chianti, le brunello di Montalcino, le vino nobile di Montepulciano.

On citera aussi les vins du Trentin–Haut–Adige et du Frioul qui ont la particularité d´être d´origine française : le gewurztraminer, le sylvaner, le riesling, le pinot, le tokay, le sauvignon et le cabernet.

Parmi les vins du sud, on retiendra :
– pour la Campanie, le fiano di Avellino, le greco di Tufo, l´ischia bianco, le lacryma christi et le taurasi.
– pour les Pouilles, le locorotondo, le san severo et le castel del monte.
– pour la Calabre, le cirò.
– pour la Sicile, le malvasia des îles Lipari, le passito de Pantelleria et le marsala.